Fin d'une belle parenthèse

La période cyclonique devait être une parenthèse sédentaire en attendant le retour de la belle saison et les navs dans l'arc antillais.

Ces 4 derniers mois auront été synonymes de réveils aux chants des perroquets ou aux cris des singes, de balades au milieu d'une nature multicolore, de rencontres avec des insulaires loins d'être blasés par l'afflux touristique ...


Nous avons déjà beaucoup écrit sur T&T (Trinidad & Tobago).
La richesse naturelle et humaine  de ces îles jumelles mais différentes est à la hauteur de la quiétude des mouillages.

Englishman's bay ... au Top 5 des plages de la Caraïbe

Nous avons retrouvé sous le vent de Tobago des eaux limpides affleurant de splendides baies sauvages et désertes de sable blanc surplombées par une Rainforest primaire époustouflante. 

Englishman's bay ... au Top 30 des plages au Monde

Nous avons pu nous adonné à nouveau à notre activité préférée : snorkelling / plongée. Sous l'eau, c'est aussi un arc en ciel. Les anges français et empereurs géants et majestueux rivalisent de camaïeux avec les poissons perroquets et autres poissons tropicaux tout aussi flamboyants. Nos âmes de plongeurs ont pris le dessus sur nos instincts de chasseurs. Frigos même faible en protéines,  impossible pour nous de flècher ses beautés naturelles.
Tortues, frégates, raies, pélicans se baladent autour de Ti'Amaraa.
Un festival sur l'eau, sous l'eau et à terre!

À Tobago, la plupart des bateaux de voyage restent sur Charlotteville ou Store Bay, les autres mouillages sont quasi déserts. On adoooore !

Charlotteville... pas si mal tout de même ;-)

De réels moments d'éternité, ces petits matins en symbiose avec la nature.


Mais il est temps ...
La météo est au RDV cette semaine. Une jolie brise d'Est va nous pousser vers Grenade.  Il est temps de revenir dans l'arc antillais. À nous, les Tobago Cays avec les copains :))

Restera cependant à jamais dans nos coeurs une place particulière pour nos TiTi ... T&T ... ♡♡



Tobago, perle secrète de la Caraïbe

Tobago se gagne mais cela vaut le détour.


Elle se gagne car elle n'est pas sur la route "traditionnelle" de l'arc antillais. (Voir article  : Cap à l'est)

Elle se gagne car, bien qu'étant la même nation que Trinidad, elle a ses propres règles en terme de formalités.
Elle la joue même hyper original sur ce domaine.  En effet, cette petite ile de 300 km2 est administrativement coupée en deux. Tobago nord est géré par les douanes de Charlotteville, Tobago sud par Scarborough (la capitale). Ainsi lorsque l'on change de mouillage,  il faut se soucier de la juridiction.  Pas si compliqué mais un brin contraignant tout de même.

Nous avons choisi de laisser Ti'Amaraa dans la zone nord et donc de ne pas se prêter au jeu des multi - clearances.  D'autant plus que "radio bato" propage une assez mauvaise réputation des agents zélés de Scarborough. 
En revanche,  tous les articles lus, tous les debriefs entendus vantaient la sympathie des agents de Charlotteville. 
Et nous n'avons pas été déçus !
Roxanne John, tout sourire, accueille les plaisanciers et se charge en "maîtresse d'école" que tout se passe bien. Depuis 18 mois, c'est la première fois que nous sommes reçus en "guests" dans un bureau d'immigration/douanes.

Au delà du côté administratif,  chaque interlocuteur rencontré y va de son conseil pour faciliter notre séjour : le distributeur de billets le plus proche, la bibliothèque et son wifi gratuit, une carte touristique de l'île ... etc...etc...
Mieux que l'office du tourisme !
Du jamais vu !
Aaah si certains agents coincés pouvaient venir en formation :))
Nous n'avons pas regretté notre choix de circonscription.

Quant au sud de l'île, nous avons donc décidé de le découvrir par la route. Notre navigation matinale en provenance de Trinidad nous avait laissé deviner une belle côte sous le vent. Nous avions hâte d'en découvrir plus. 

Louer une voiture est assez coûteux à Charlotteville : près de 60€ la journée. 
Réserver une journée tour de l'île avec les sociétés commerciales revient à 150us$ par personne (avec le déjeuner). De loin hors budget pour nous.

Nous avons facilement constitué avec les bateaux copain un petit groupe de 7 personnes.

Sans trop de difficultés, nous avons pu booker un taxi collectif en mode privatisé pour une journée pour 100$TT soit environ 15€ par personne !!
Le déjeuner pris dans un lolo tous ensemble a fait "monter" la note à environ 400$TT pour 2 pour la journée : une cinquantaine d'euros par couple !

Notre chauffeur et notre carrosse
Son tel : 168-3726454
Nous avions tous bûcher un peu les top TripAdvisor, notre sympathique chauffeur Ketrick a fait le reste.

Nous avons traversé la Rainforest au coeur de l'île. Cet espace sauvage et préservé mériterait des journées de randonnées. De nombreux chemins balisés attendent les amateurs.


Ketrick nous a ensuite conduit d'anse en anse sur la côte sous le vent.
Difficile de faire plus paysage de carte postale : sable blanc, cocotiers, falaises rocheuses, eau bleue limpide.

Parlatuvier

Castara et ses barques de pêcheurs

Notre chouchou : Englishman's bay. Cette baie généreuse et protégée n'abrite pas de village juste deux petites boutiques de souvenirs et un restaurant.


L'accès terrestre se fait par une route en terre. Un petit bout de paradis.


Bonne nouvelle : le mouillage y est autorisé et fait partie de la zone de Charlotteville. Et si on y revenait dans quelques jours avec notre Ti'Amaraa ?

Le tour a continué sur la zone sud et son célèbre Bucoo Reef : un récit corallien protégé. Les baies sont belles aussi mais nettement moins sauvages que celles du nord. Nous entrons dans la zone des hôtels, golf et restaurants. Il y a assez peu de touristes sur Tobago. Tous sont concentrés dans la zone de Store Bay et de l'aéroport.


Il manque pas d'énergie pour soulever ses batteries-altères : 2 × 50A et hop 1 life guard bien musclé :))

Aucun regret de n'avoir pas mouillé par ici.  Nous n'y retrouvons pas le charme de Charlotteville. La visite est agréable entre plages et vues panoramiques des ex-forts anglais surplombant la baie : Fort Bennet, Fort Milford ...


Ceci dit n'y allait pas pour les vieilles pierres.  Il ne reste plus grand chose de ces édifices à part au Fort King George.

Avant d'attaquer la remontée, Ketrick nous a réservé une surprise au Tobago Plantation. Une balade dans une mangrove géante aménagée jusqu'à la mer. Jamais nous n'avions vu des palétuviers aussi grands. S' en est presque irréel comme panorama.  On se croirait dans un décor de cinéma.  Incroyable !! Thanks Driver !!



Le retour par la côte au vent nous fait passer par des jolis villages colorés où souvent les effluves des cigarettes aromatisées expliquent la rasta attitude des passants.

No stress ;-)

Toutes les drogues sont interdites à Trinidad & Tobago.  Des affiches de prévention le rappelent à chaque coin de rue et aux abords des installations sportives pour les jeunes. Il semble cependant que le message ne soit pas passé partout.
Ceci dit le nom français de cette île jusqu'à la fin du XIXeme siècle était Tabago...ça incite. :))

Nous retiendrons aussi de Tobago et de ses habitants une propreté et un respect de l'environnement remarquable. Cela fait chaud au coeur de voir la sensibilisation des jeunes sur le respect de la nature qui les entoure. 

De retour à Charlotteville après presque 10 heures de balade, nous en avions plein les yeux.
Ah on oubliait !! Notre charmant chauffeur nous a aussi arrêté une petite demi heure dans un grand supermarché pour qu'on puisse faire un peu d'avitaillement.
Courses et équipages déposés au pied du dock à annexe.
Si c'est pas du service !

Ketrick semblait aussi content que nous de sa journée et de son costume inhabituel de guide touristique. Il nous offrira même un petit présent souvenir à chacun.

Tobago se gagne mais sans la moindre hésitation venez !
Nous sommes loin des standards Caraïbe et leurs boyboat intrusifs. La vie coule ici. Avec ou sans touristes peu importe, ce pays a ses richesses (gaz, pétrole ...). En revanche,  lorsque des touristes s' interessent à leurs îles,  ils sont ravis et fiers de les faire découvrir. 

Trinidad & Tobago resteront LA très belle surprise de cette saison 2.
L'heure est venue de remonter doucement pour une dernière saison dans l'arc antillais : des copains à retrouver,  de nouvelles îles à explorer.
Tout un programme ...
                                      ... avant la saison 3.


Tobago Story

Nous vous avions laissé à notre arrivée à Charlotteville il y a quelques jours. Nous y sommes toujours.




La première partie du "séjour sédentaire" a été dictée par la météo. Nous avons en effet dès les premiers jours (et nuits !) essuyé des bons gros grains et du vent en rafales à plus de 25 noeuds. À ça, il faut rajouter des vents tourbillonnants, pas mal de bateaux au mouillage et un ancrage sur 17 mètres de fond. L'eau est plus bleue qu'à Trinidad mais la turbidité est toujours au rdv. On se dit qu'avec nos blocs de plongée on pourra toujours descendre en cas de problème sur notre ancre. Mais on n'aime pas ces configurations. 
Par habitude, nous mouillons à l'arrière, loin de tout bateau voisin. Cependant,  le fait de ne pas avoir pu checké l'ancre associé aux rafales,  nous ne nous sentions pas sereins de laisser Ti'Amaraa et partir en excursions à terre.
Nous avons alors développé un service de "boat-sitting' lorsque les copains partaient en balade. On préférait rester à bord. On ne sait jamais ... Bien nous en a pris !

En pleine matinée Mercredi, alors qu'aucun signe précurseur ni prévisions météo ne l'annonçait, nous avons vécu une bonne heure et demi de tempête ! Le vent est monté subitement presque sans pluie.
L'alarme de notre anémomètre initialement paramétrée à 45 nds retentissait sans cesse dans le carré. Nous l'avons montée à 50.
Ça continuait.
55 aussi.
60 ... non ?!!!?!.... bip bip bippppp ...


On n'en menait pas large. D'autant plus qu'on avait en charge les 2 catas des copains partis plusieurs jours à terre.
Gloupsss ...
On a joué du télémètre pour vérifier les distances et s' assurer qu'aucun bateau ne se fasse la malle. La tension était à son comble dans la baie.
Des pêcheurs, surpris aussi, peinaient à revenir du large sur leurs petites embarcations. Un bateau de voyage, parti quelques minutes avant que ça se déchaîne, tirait des bords dans l'anse grande voile bloquée dans le mât (sacré Murphy !)
Plusieurs bateaux ont rippé s' approchant dangereusement de leurs voisins.
Gros stress on board !

Au final,  aucune casse dans la baie. Tous les équipages ont géré.  Nos trois catas ont valeureusement affrontés les assauts d'Eole.
Merci à nos ancres surdimensionnées. On confirme : ça tient bien à Charlotteville sur 17 mètres avec 60 mètres de chaîne. 
Le vent a diminué crescendo, notre taux d'adrenaline aussi. Le plus dur était passé. 
Après avoir rassurés les copains à terre et la famille, et avoir fait un tour d'annexe de contrôle des bateaux,  nous nous sommes écrabouillés dans notre cabine pour une sieste aussi profonde que le vent a soufflé fort.  Épuisés !
Tout est bien qui finit bien y compris pour les villages voisins.  Seules quelques toitures ont été arrachées et quelques routes coupées.

Cela restera in fine une expérience enrichissante. Nous sommes contents et continueront autant que possible de mouiller à l'arrière des baies. Notre ancre de 32 kg fait le job...c'est un fait bien établi :-))

Forts de cette expérience,  nous avons donc pu laissé notre Ti'Amaraa vissé sur son ancre quelques jours plus tard et avons commencé la découverte de Tobago. 
Nous y avons trouvé les mêmes standards que sa grande soeur Trinidad, la propreté des plages et de la mer en plus.



La côte au vent a été entièrement nettoyée des échouages de sargasses. Il n'y paraît plus rien.


Nous avons randonné vers les Argyle waterfalls près de Roxborough.  Une petite heure de marche à l'ombre de teck géants et majestueux vous mène vers plusieurs bassins et cascades magnifiques : les plus belles chutes d'eau depuis notre départ.

Bonne Thalasso sous les chutes
Le dernier bassin et la douche se gagnent !

À faire sans hésiter si vous passer dans le coin. Les bus collectifs font la navette de Charlotteville pour 1€ par personne. L'entrée est payante mais mérite bien les 8€ par adulte.

Charlotteville est une petite bourgade agréable où l'on trouve le minimum "syndical" en avitaillement : épicerie, vendeurs ambulants de fruits et légumes ...



C'est aussi le spot principal de pêche de l'île. Chaque jour sur le petit stand qui fait office de marché au poisson, thons, thazards, daurades coriphènes, vivaneaux ... attendent leurs consommateurs à des prix exceptionnels.

Poisson cru by Pelagos ... une tuerie !

Beaucoup de capitaines au mouillage chaussent aussi leurs palmes et dégainent leurs fusils harpons. Plongeurs dans l'âme,  cette pratique reste une activité du bord uniquement réactivée lorsque l'avito le nécessite.  À 3€ le kg de thon frais, on n'a pas eu le coeur a tué nos amis aquatiques. 

L'autre particularité de Charlotteville nous a été précisée par l'agent des Customs lors de nos formalités d'entrée. 
-"De quelle nationalité êtes vous ?"
-"Français"
-"Oh Welcome !!! One french boat more !!! the second name of the Bay is the French !!"
La french connexion à Tobago, kesako ?

On a vite compris en faisant un tour dans l'anse. À quelques exceptions près, tous les pavillons sont tricolores.
Il y a ceux qui arrivent d'un tour du monde comme Pelagos (amis de Banik) avec qui nous avons passé des soirées à écouter leurs récits passionnants.
Ceux qui arrive du sud comme Avel Braz, laissé en novembre dernier à Ténérife.
Ceux qui comme nous attendent patiemment le calme cyclonique pour remonter. 
Sans oublier nos bateaux copains que la magie des réseaux sociaux a permis de suivre et d'organiser l'escale commune : Jonathan,  MilPat,  NiNa.

Lorsque l'on met dans le chaudron des rencontres, tous ces équipages aux parcours et anecdotes différents,  cela donne des pauses café qui durent jusqu'à midi ou des apéros improvisés en dîner jusqu'à tard.

Un soir sur l'eau
Sur les bateaux,  au ponton, sur la vhf 72, dans les ruelles de Charlotteville on se connaît presque tous. C'est la première fois que l'on vit une telle ambiance à l'escale.

Ainsi, va notre vie sur l'eau malgré une semaine météorologique capricieuse.
À priori, tout s' arrange semaine prochaine.  On va pouvoir pousser un peu plus loin les explorations.




Cap à l'est

Pour une fois nous ne suivons pas la route des alizés vers l'ouest.

En effet, pour rejoindre Tobago en provenance de Trinidad,  il faut commencer par longer la côte nord d'ouest en est. Une quarantaine de miles à avaler contre vent et courant avant de pouvoir prendre une route directe sur Tobago via le "Galleons Passage".
Ce chenal est réputé pour son courant travers défavorable.  Il est donc préférable de traverser "au plus court" entre les 2 îles.



Pour le voyage de Ti'Amaraa,  c'est autant que possible la météo qui décide nos jours et horaires de départ. 
Prêts depuis une dizaine de jours,  nous avons attendu le bon compromis : vent, vague, courant.  Lorsque les gribs se sont affinés,  il est devenu évident que ce serait une nav de nuit.





Petite précision : bien que Trinidad et Tobago soient un même pays, il est nécessaire de faire des "formalités" douane et immigration avant de se rendre sur l'île voisine.
En quelques minutes, et avec de charmants sourires, nous avons obtenu les tampons indispensables à notre route. 
Des papiers en règle,  une météo stable, il n'en fallait pas plus pour que Ti'Amaraa se dégourdisse les coques après ses 3,5 mois trinis.
Quel sentiment étrange en passant la Boca !




L'excitation du large et du voyage qui reprend est légèrement voilée par la nostalgie de quitter cette île si attachante.
Les aurevoirs aux copains ont été embués dimanche.
Nos coeurs étaient gros au petit matin lors d'un dernier 360° de Bye Bye à Chacachacare.

C'est la première fois que nous quittons une escale avec cette sensation douce amère. Un petit peu de l'esprit de Ti'Amaraa est resté sur cette terre. Quant à nous, nous gardons gravé dans nos rétines tel un arc en ciel, les couleurs flamboyantes de cette nature.
Qui sait ?
Au retour de la Grande Boucle, ce pourrait être une belle option ?

But go, goooo !! Show must go on !!!

C'est donc en fin d'après-midi qu'avec notre bateau copain Jonathan,  nous avons levé l'ancre Cap à l'est.
Un magnifique coucher de soleil sur le Venezuela semble saluer notre départ. Ça y est nous sommes en route. Notre vie est là.

Les fameux miles redoutés en bord de côte nord ont été expédiés en moins de 6 heures. Courant et vents conformes aux prévisions voire même un peu en deçà ! Ça, c' est fait !
En plus de ces conditions parfaites, Madame Méga Lune a joué les assistantes lumière dès la tombée de la nuit. 
Que demander de plus ?



L'équipage reprend très vite ses marques malgré les mois de cabotage loin des cyclones. Le rythme des quarts se réinstalle naturellement.  Bon sang que nous sommes bien sur ce bateau ! Il nous offre des moments de vie, des sensations, des émotions,  des panoramas inoubliables ...
Les lumières de Tobago scintillent derrière notre génois. Le vent à 30° est établi à 15 nds. Le courant dévaforable est bien au RDV. Il nous mange 2 nds entre la vitesse surface et la réelle GPS mais on tient nos 6 noeuds de moyenne avec la combinaison Grande voile/Génois et les 2 moteurs à 2500 tours. 
Le jour se lève lentement.  Mme Méga Lune file se reposer. Merci pour les Watts !
Les premières lueurs nous offrent une côte découpée verdoyante embaumant les parfums de fleurs tropicales et bordée d'une eau limpide émeraude.

78 miles nautiques en 13 heures, 6 noeuds de moyenne avec les conditions particulières de cette route : encore une fois nous sommes bluffés par les performances de notre petit cata.

5h30 arrivée sur Charlotteville

C'est le mouillage de Pirates Bay à Charlotteville que nous avons choisi pour y établir nos quartiers d'automne durant quelques jours. 

Nouvelle escale, nouvelles histoires, nouvelles rencontres ...et retrouvailles avec nos amis MilPat qui font eux aussi route cette même nuit pour la même destination via Grenade.
Six mois que de l'eau a coulé sous les coques de nos catas, on va en avoir des choses à se raconter. :))

Petit coucou de bonne nuit à Jonathan


1er coucher de soleil sur Tobago ... Allez au dodo








Audi A6 3.0T Quattro 2016



The Audi A6 was facelifted for 2016, but it’s barely any different from the A6 of 2015 and the years prior. That, however, is a very good thing, since we’ve long ranked it at or near the top of its segment. Audi’s mid-sizer started winning comparison tests in 2009. Since then, A6s have been victorious three more times. We’ve been suckers for the cars’ smooth powertrains, responsive handling,

Flash back en images

Revenons plusieurs mois en arrière.
Résumer 16 jours en 4 minutes...

Un peu frustrés de ne pouvoir vous mettre en ligne la version HD pour le moment.


Aux fourneaux !

Contre toute attente,  plus on voyage, plus on cuisine.
Même par 35°C dans le carré,  il n'est pas rare qu'un petit plat mijote. 


Le partage des recettes avec les bateaux copains est aussi répandu que celui des clés USB chargées de films ou de bouquins : les cakes salés de Jonathan, le far breton de Marie Galante,  les tartes de Banik, les gâteaux sans farine de MilPat, les conserves de poisson du Grand Duc ... et on en oublie ...

Préparer des bons petits plats est une activité qui prend tout son sens dans nos vies sur l'eau. On prend le temps de cuisiner, de tester de nouvelles choses, de faire découvrir notre gastronomie aux copains locaux ...

La recherche des ingrédients relève parfois de la mission impossible suivant les escales surtout si l'on veut absolument préparer une tartiflette au reblochon par exemple.  :))

Cuisiner à la mode locale est instructif mais ce n'est pas notre quotidien.  Dans la Caraïbe,  les spécialités sont souvent fort épicées. Nos estomacs s' acclimatent progressivement. Mais, nos racines métropolitaines sont encore bien ancrées et l'on ne rechigne pas devant une quiche lorraine, un cassoulet (merci Marie-Claude,  il nous en reste 2), un hachis parmentier provençal ...

Cependant,  nous avons appris à nous adapter. Le cheddar a remplacé l'emmental.  Les fines tranches de bacon découpées jouent le rôle des lardons en mode extra slim. Le rendu n'est pas si mal.

Aussi, lorsque l'on mixe les épices locales comme le gingembre ou les piments végétariens (doux) à nos préparations habituelles telles que le poisson grill ou les omelettes, on découvre des mélanges de saveurs plutôt agréables.



L'avitaillement du bord doit être réalisé en tenant compte de plusieurs composantes "repas" : 
- "sur le pouce" en nav
- "à emporter" pour les excursions à terre
-"apéro dînatoire" avec les copains
- "repas plaisir" en tête à tête

À chacun d'y mettre sa créativité. 
Un équipement carbure à plein régime dans la cuisine de Ti'Amaraa : le four.
Croque-Monsieur, pizzas, tartes en tout genre, gratins, légumes farcis,  gateaux ... Nous n'en faisons pas un fainéant.



Le modèle installé d'origine est un ENO avec 2 zones de chauffe : une basse et surtout une haute pour griller. Le top pour gratiner et réduire les temps de cuisson de certaines tartes par exemple. 



Mais pourquoi chercher à réduire le temps de cuisson ?
Pour économiser notre précieux :
Le gaz !!

À la Rochelle,  le Cap avait, non sans mal, modifié le compartiment "gaz" extérieur afin de pouvoir y loger 2 bouteilles composite type Viseo de Butagaz. Nous étions parés avec nos 20 kg de butane sans les ennuis de rouille des bouteilles classiques. 
Cf : Article 2014

Combien de temps allions nous tenir ?
Quid du rechargement ?

D'après nos recherches préparatoires au départ, même dans les îles françaises de la Caraïbe, il ne fallait pas espérer trouver les stands Butagaz métropolitains où un simple échange règle votre problème.

Le Cap s' est donc mis en quête d'un système qui nous permettrait le cas échéant de remplir nos deux bouteilles (qui entrent pile poil dans notre coffre, hors de question de les changer !).
Nous n'en avons pas trouvé. Du coup, il a acheté et modifié une vanne officielle Butagaz initialement prévue pour connecté un chalumeau. et hop !
Outil spécial numéro 137 on board ! Ready pour remplir en autonomie nos Viseo.



Bon et après 17 mois,  où en sommes nous ?
Nous avons eu besoin de faire 2 recharges.
Il est toutefois difficile de faire encore un calcul correct de consommation car l'escale en marina de plusieurs mois aux Canaries fausse un peu la donne.
Dès que Ti'Amaraa est connecté à un quai et au 220V,  nous privilégions nos équipements électriques de cuisine : micro-onde,  cuiseur vapeur, plaque électrique, bouilloire ... Il n'y a pas de petites économies. 

Grâce à "radio bato", nous avions eu vent d'un remplisseur de gaz à la marina de Roadney Bay à Sainte Lucie. Il est installé dans les infrastructures du port à côté de la laverie.  Nous n'avons rencontré aucun problème pour recharger notre première Viseo ... cool.
En 24h, vous récupérez moyennant une trentaine d'euros votre précieux rechargé en propane et l'outil 137 est resté dans son tiroir. 

ReBelote à Trinidad il y a quelques semaines : grand vide dans la seconde bouteille
Cette île est la patrie du pétrole et du gaz. Nous avons donc lancé nos petites antennes à la recherche de la solution. Les Shipshandlers vendent des bouteilles de gaz locales.
137 au boulot ?!
Et non, c'est sans compter sur Ian Taxi. Ce brave homme taxi à temps plein à diversifier son activité.  Une tournée hebdomadaire a été mise en place avec tous les chantiers nautiques. Des points de regroupement des bouteilles à remplir sont identifiés dans plusieurs recoins de Chaguaramas. Il s' occupe de l'enlèvement, du remplissage et du retour au dit point en 24h.
Malheureusement pour nous, nous avions raté le jour de passage chez Peake Yacht lorsque nous y étions.
"Zut ! Après on va être au mouillage.  Ce sera moins simple pour les transferts"
Une fois de plus la gentillesse des trinis a fait le reste.
Fanny, la gérante du Ship Marine Warehouse avec qui nous en discutions a pris son portable et appelé Ian.
En deux minutes, tout était réglé. Elle a missionné son employé.  
Oliver a gentiment pris notre bouteille et est parti avec sa voiture perso la déposer à Ian on ne sait où. Juste pour info tout ça c'est passé un vendredi en fin d'après-midi... et à titre 100% gracieux.
Quel service !
Le lendemain samedi avant midi, Ian était au pied de Ti'Amaraa avec notre Viseo full de propane. Service et sourire compris pour 200$TT soit une trentaine d'euros aussi. Nickel !
En nous rendant notre Viseo,  il nous a expliqué que nous avions eu de la chance.
"Oui on sait. Fanny et Oliver . Le jour de passage raté ..."
"Ah non pas tout ! Vous avez eu de la chance car je suis le seul à avoir ça dans tout Trinidad !!"
Et là,  notre Ian nous présente fièrement l'outil 137 !!!
La même vanne pour chalumeaux !!
La même bidouille "fait maison" !!
Nous n'avons pas voulu le décevoir en lui expliquant qu'on avait son petit frère à bord.
Comme quoi, ça marche. 
Les bonnes astuces sont internationales :))